Septembre 2009…voici revenu le mois où le vigneron travaille (boutade préférée de quelques amis d’une mauvaise foi joyeuse…).
Ce millésime est marqué par des rendements minimes, environ d’un tiers inférieurs à 2008… La pluviométrie du printemps a permis une belle croissance de la plante, la sécheresse de l’été avec un mois de Juillet commençant frais et finissant chaud et un mois d’Août marqué par de vraies chaleurs sudistes… deux premières semaines de Septembre sans une pluie… on s’achemine vers un nouveau millésime chaud ? déséquilibré ?
Pas du tout.
Les blancs et rosés, ramassés précocement, ainsi que les jeunes syrah, semblent ne pas avoir souffert de cet effet sécheresse, et se montrent éclatants de fruit et de pureté.
Ensuite, ramassés plus récemment, les syrah plus âgées semblent démontrer un tempérament de rigueur qui s’il est prometteur, appelle à la patience… Enfin grenaches et mourvèdres sont …toujours sur souche à l’heure où je vous cause !
Grâce à la petite pluie rafraîchissante de Mercredi 16 Septembre, ces cépages qui commençaient à accuser le coup du stress hydrique un peu fort se sont remis à mûrir, et nous, trop contents de pouvoir les attendre, nous les observons quotidiennement depuis lors.
Nous allons profiter de la clémence du climat pour finir en beauté ce millésime… la semaine prochaine puis début Octobre.
Avec un mois de septembre avec 40 mm de pluie sur seulement 2 jours, c’est un millésime historiquement clément qui est en train de se jouer, à nous d’en tirer le meilleur.
A la cave, nous re-démontons les façades des demi muids pour des mini vinifications en foudre, avec pigeage et fermentations en grains entiers ; les rosés et blancs ont « fini » leurs sucres, les rouges sont plus capricieux et tardent à se terminer.
Rendez vous en Février pour commencer à tirer gustativement des conclusions sur ce millésime !
