Le fil rouge de notre numéro de rentrée c’est une trilogie hétéroclite : Grenache, Cochon et …Québec !
J’allais oublier : On est dedans !!! (les vendanges… pour les plus distraits d’entre vous…)


Si j’étais Bordelais, je vous annoncerais d’ores et déjà le millésime du siècle,
Si j’étais réaliste, je vous dirais que le temps des nuits courtes et des angoisses climatiques commence,
Si j’étais un poète…j’écrirais sans doute ce qui vient à la fin de cet édito, que j’ai emprunté à Arthur Comte, qui connaît sans doute pas mal le sujet…
Pour rester simplement dans la lignée de ce blog, ce numéro de fin d’été est largement consacré au grenache et nos offres aussi, avec d’une part la découverte en primeur de La Mourvache 2006, toujours mi grenache mi Mourvèdre, et d’autre part la disponibilité d’une superbe vendanges tardives 2007, issues d’un grenache en surmaturité extrême récolté début Novembre et qui a été vinifié et élevé en barriques d’Yquem oxydativement pendant 18 mois. Une merveille qui exhale la figue sèche, les herbes sèches de garrigue, la burlat confite…
Pour ce qui est des autres rubriques, je vous laisse le soin de découvrir une escapade à Singapour, le portrait d’un sommelier caviste généreux et avisé, la pépite de restaurant face aux arènes de Nîmes, et des notes de dégustation rédigées par quelques uns de nos clients et amis choisis…
D’ailleurs, j’invite les plus courageux d’entre vous à rédiger une petite note de dégustation et un accord mets et vins qui vous a particulièrement touché sur un vin du domaine, la note la plus alléchante sera mise en ligne et son auteur remercié d’un beau magnum d’un rouge rare… à vos plumes !
Enfin, je vous livre les fameux mots de ce Monsieur Comte, qui résume avec une grande justesse notre artisanat :
«La terre est basse : elle contraint ceux qui la pratiquent quotidiennement à l’humilité, les soumet à des forces, à des limites, à des incertitudes auxquelles ils doivent apprendre à se plier.
Ici le rêve utopique d’une nature vaincue ne peut prospérer…
Le paysan n’a pas à spéculer, à jouer, à se payer de fantaisies.
Il manœuvre, travaille et pense sur le réel sans cesse recommencé.»

Depuis quelques jours, le printemps s’est mué en mini été, avec des températures frôlant les 28°C et des brises maritimes l’après midi, apportant la fraîcheur, et l’humidité si spéciales à notre climat.